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Sapiens, chapitre 2 / 3: Deus ex Machina
JPL - Sapiens, chapitre 2 / 3: Deus ex Machina
Titre : Sapiens, chapitre 2 / 3: Deus ex Machina
Groupe : JPL
Sortie : 2021
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif

La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations

Titres

  • Le flambeur
  • Deus ex machina 1 - La machine
  • Deus ex machina 2 - Une pièce pour les gouverner tous
  • Terre brûlée
  • Encore humains ?

Formation en 1994

Jean-Pierre Louveton [chanteur,guitariste]

La voix, les guitares et les paroles de Némo se retrouvent aujourd’hui dans JPL, le projet solo de Jean-Pierre Louveton. A ses côtés jouent Guillaume Fontaine et Jean-Baptiste Itier, ses anciens compagnons d'armes du groupe de rock progressif français. Alors, JPL ne serait-il pas un clone de Némo finalement ? La réponse est clairement non. Némo donne la part belle à une musique d’une grande complexité, non loin du jazz, proposant de longues sections instrumentales très élaborées quand JPL donne la parole au message sans négliger pour autant la musique. En 2020, JPL débutait sa trilogie sur l’humanité et sa folie, nous livrant le second opus Deus ex Machina au mois de mars.

JPL

Si JPL est avant tout un projet à guitares et chant, les musiciens qui accompagnent Jean-Pierre, à savoir Guillaume, JB et Florent Ville ne restent pas en retrait, tout particulièrement Jean-Baptiste, très présent sur une batterie mouvementée. Les claviers de Florent et Guillaume s’invitent un peu partout, comme dans ‘Deus ex Machina’ et sur ‘Encore humains?’. La guitare, elle, est dans tous ses états, de rageuse à jazzy et funky, parfois très rock, un style reconnaissable entre tous, celui de Jean-Pierre Louveton.

Pendant trois quarts d’heure, Deus ex Machina nous raconte cette humanité qui a baissé les bras après avoir empoisonné sa planète, et qui s’en remet aux machines pour prendre son destin en main, des thèmes récurrents chez l’artiste, l’écologie, la crainte de la domination électronique et la folie des hommes. Du rock progressif français engagé comme en témoigne ses coups de gueule sur Internet face aux décharges sauvages dans la campagne.

Si ‘Le Flambeur’ ouvre l’album façon prog vintage à la Opeth (‘Heritage’), bien vite les guitares prennent le dessus sur des nappes d’orgue Hammond et une batterie déchaînée. ‘Deus ex Machina’, en deux parties, donne la part belle au piano et aux claviers, tout particulièrement dans ‘Une pièce pour les gouverner tous’, mélodique et progressive à souhait, avec de sublimes traits de guitares, qui va crescendo jusqu’à son apothéose musicale au bout de près de sept minutes.



Arrive alors ‘Terre brûlée', un titre qui sort complètement de la zone de confort de JPL, un adieu à toutes les merveilles du monde, slamé au rythme d’une basse, au refrain chanté d’une voix très haute. Puis ‘Encore humains’ clôt ce second chapitre de Sapiens, un grand format de treize minutes aux claviers délicieusement vintages, où vous entendrez de la flûte ainsi que du xylophone dans la grande tradition du rock progressif des seventies, ainsi que de sublimes passages de guitares.

A force d’être inondés d’albums anglo-saxons, nous en oublierions presque que la scène francophone regorge de talents par trop méconnus. Avec Sapiens, chapitre ⅔: Deux ex Machina, JPL nous rappelle que le rock progressif français est plus vivant que jamais. Un album à lire et à écouter.


Rédigé par Jean-Christophe le 08/04/2021
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