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Dénudé
Lazuli - Dénudé
Titre : Dénudé
Groupe : Lazuli
Sortie : 2021
Label : L'Abeille Rôde
Format : CD
Genre : Progressif
Achat : ici
La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations

Titres

  • J’attends un printemps
  • Dans le formol au museum
  • Cassiopée
  • 15H40
  • Mes semblables
  • Tristes moitiés
  • Multicolère
  • Une ombre au tableau
  • Vita est circus
  • Naïf
  • En avant doute
  • La valse à cent ans
  • La vie par la face nord
  • Une pente qu’on dévale
  • Nos âmes saoules
  • Un automne

Formation en 1998

Gédéric Byar [guitariste] jusque 2020, Vincent Barnavol [batteur,percussions], Romain Thorel [clavier], Claude Leonetti [léode], Dominique Leonetti [chanteur,guitariste], Arnaud Beyney [guitariste] depuis 2020

Lors du premier confinement, Lazuli nous offrait quelques enregistrements de leurs morceaux revisités en acoustique, histoire de nous remonter le moral en ces jours sombres. C’est un peu plus tard que nous apprenions le départ de Gédéric après des années passées avec Lazuli, laissant le groupe orphelin. 2020 se poursuivait décidément sous de bien mauvais auspices… Les vidéos acoustiques rencontrèrent un franc succès et de nombreuses voix (dont la mienne) s’élevèrent pour réclamer à corps et à cris un album de ces versions débranchées. Avec Arnaud Beyney, leur nouveau guitariste aux favoris 1920, le groupe s’est mis à nu, rangeant au placard les claviers, les amplis, pour enregistrer seize morceaux et nous offrir aujourd’hui Dénudé, leur disque acoustique.



L’album nous entraîne de Amnésie (2003) jusqu'à la Saison 8 (2018) dans un grand désordre chronologique avec quelques guitares électriques et la léode sans laquelle Lazuli ne serait plus Lazuli. Certains titres sont immédiatement reconnaissables comme ‘Vita est circus’, d’autres, revisités de manière minimaliste (‘J’attends un printemps’), reviennent à votre mémoire grâce la ligne vocale de Dominique. Cette réécriture délicate donne un nouvel éclairage aux mélodies ainsi qu’aux textes, des émotions contenues mais non moins intenses, des colères froides, des souffrances cachées, loin de l’emphase des claviers, des guitares et de la léode des albums originaux. C’est également pour moi l’occasion d’écouter des morceaux de Amnésie (2003) et En Avant Doute (2006), les deux albums de Lazuli qui hélas ne figurent pas dans ma discothèque, trois titres pour chacun d’eux, qui représentent avec Réponse Incongrue À L’Inéluctable, la première époque du groupe.

Lazuli

Je ne vais pas ici décortiquer des morceaux que vous connaissez sans doute mieux que moi, je vais simplement souligner quelques détails ce qui donnent tout son sel à cet album : le final acapela de ‘Dans le formol au muséum’, le vibraphone qui me fait décrocher mon portable (‘Cassiopée’), le choeur et les rires de ‘Mes semblables’ avec Aline, Christine, Marie, Arnaud, Vincent, Romain et Dominique, ce ‘Tristes moitiés’ dépouillé rejoint par la léode, Elliot, le fils de Domi, qui retrouve le groupe pour ‘Multicolère’, le cor de chasse de Romain dans ‘Vita est Circus’, les percussions de ‘Naïf’, cette version magique de ‘La valse à cent ans’, l'accordéon de Domi pour ‘La vie par la face nord’, la guitare d’Arnaud qui s’élève dans ‘Nos âmes saoules’, ‘Un automne’ bouleversant et le son de steel guitar façon bluegrass qui hante bien des morceaux, que ce soit la lap steel de Claude ou la pedal steel d’Arnaud.

Cet album permet de découvrir un Lazuli plus apaisé. Je les adore en costume de scène et dénudés, ils sont magnifiques.


Rédigé par Jean-Christophe le 09/04/2021
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